« Vous avez encore déconné sur ce coup là les gars », ça a été les premiers mots du chef Rudi dans les vestiaires. Après il a enchaîné sur un discours d’un quart d’heure sur le bien-fondé des victoires à domicile et des matches nuls à l’extérieur mais personne ne l’écoutait : Da Rocha et Savinaud se battaient à coups de chaussettes trempées, Capoue et Signorino jouaient au morpion sur le carrelage du sol, Oliech se battait avec une canette de coca (j’ai appris par la suite qu’il tentait de l’ouvrir), Fae et Saïdou jouaient à chat-bite et tous les autres étaient scotchés à leurs portables, enfin sauf Stojkovic parce qu’il a pas d’amis. L’autre bouffon il nous aurait annoncé le suicide de Gripond qu’on l’aurait même pas su, du moins on l’aurait peut-être appris au Cookoo plus tard dans la soirée.
Faut pas se voiler la vérité en face, le match contre Le Mans, il était tout pourri : le public était presque aussi apathique que les joueurs sur le terrain. On a fini à 0-0 mais on a eu chaud à notre cul parce que déjà à l’avance on est nuls et là en plus on est favorisés par l’arbitrage, imaginez un peu où on en serait si les arbitres faisaient bien leur boulot. Eux, ils sont pas tombés des hannetons, plus qu’on les paye, plus qu’ils sont nuls : à ce rythme là ils vont bientôt atteindre le rapport qualité/prix de Wilhelmsson. Visiblement ça les empêche pas de retarder les matchs de 10 minutes (enfin sauf ceux qui passent sur canal, faucrait pas se faire taper sur les doigts non plus) pour protester contre le fait qu’on leur demande de payer des charges salariales sur leurs 70 000 euros annuels. C’est vraiment Mère Theresa qui chie sur les lépreux.
Depuis quelques jours, c’est le grand chambardement : le divin chauve va débarquer. Moi j’ai pas vraiment mon mot à dire mais je vois pas bien ce que Yul Brynner va nous apporter, et puis à quel poste le mettre ? Il est meilleur que les trois-quarts des joueurs à leur poste de prédilection : quel dilemme. On parle aussi de Laurent Blanc, j’ai pourtant bien précisé au président Roussillon que j’avais déjà un adjoint : Derzakarian et lui au moins il a un nom marrant. Laurent Blanc, excusez-moi mais je vois pas bien qui ça peut faire bander à part Georges Frêche.