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  • : Salut à tous, moi Georges Eo ai placé mon règne sous le signe de la communication, c'est pourquoi j'ai décidé de vous faire partager mes impressions au jour le jour. Espérons que dans 6 mois je ne serai pas en train de vous décrire ma retraite anticipée
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Mardi 10 octobre 2006
Quand on m'a présenté le garçon, y a quelques années de ça, on m'a dit "c'est un mélange de Moldovan et de Rothen". En fait c'était juste pour me dire qu'il était roumain, gaucher et attaquant, oui, on a le sens de la formule 1 où on ne l’a pas. Une chance pour lui qu’il n’ait pas eu la tête de l'un sur les guibolles de l'autre comme je me le suis représenté sur le coup. Celui qui aurait fait la gueule c'est Guillon, jusque là il gagnait toujours haut la main le titre du joueur le plus moche de la ligue 1 orange. Bon maintenant qu’il est là, au club, il a au moins le mérite d’enlever un peu de temps de jeu à Oliech.

 

Bon maintenant, Oliech sur le banc toute la saison c’était trop beau pour être vrai, y’avait anguille sous daroche, le hic avec lui c’est qu’il est un peu obsédé de la gâchette et il ne peut pas s’empêcher de shooter dans tout ce qui bouge. Je vous vois venir, vous allez me dire, il est payé pour ça, c’est vrai sur le terrain mais dans la vie de tous les jours c’est un vrai handicap. On n’ose plus rien laisser traîner par terre, les ecureuils ont déménagé, les joueurs n’osent plus amener  leurs gamins à l’entraînement. Enfin sauf Savinaud, lui, son gamin joue en -18, et oui le bougre il est plus rapide à courir après les filles qu’après les ailiers gauches.

 

Non le vrai problème de Keseru, ce sont les recrues, non pas qu’elles risquent de lui piquer sa place, non, Gripond est toujours là pour veiller à ce que ça n’arrive pas. Non le truc, c’est que chaque année, une des recrues trouve drôle de cacher un parpaing dans un sac de sport au milieu du vestiaire. Evidemment, tous les ans c’est la même rengaine, ni une ni deux, Claudiu il calcule même pas, exter’ du gauche et comme tous les ans, la seule lucarne qu’il attrape, c’est celle de sa chambre au service orthopédie du CHU. Déjà qu’il avait le nez bien amoché en rentrant de La Baule, d’ailleurs Gripond, ça lui a rappelé son ancien patron dont tout le monde, à Nantes, paye chèrement la faillite depuis maintenant plus de cinq ans.

Pour Claudiu, le toubib a diagnostiqué de multiples fractures du nez et a prescrit un mois d’Oliech en con primé à coupler avec du prozac. Evidemment, avec mes patrons Starsky et Hutch, on a tout de suite été voir Huggy N’Doram pour trouver un tuyau mais malheureusement pour nous le marché des transferts en ligue 1 Namibienne s’est clos la semaine dernière…

 

Samedi on va jouer contre Sochaux et, avec Rudi, va falloir qu’on trouve une combine pour le gagner ce match, on ne va pas éternellement menacer les joueurs d’adhérer au fan-club de Capoue. J’ai déjà quelques idées en tête comme une tournée d’exhibition à Haïti, d’autant qu’on a déjà « l’excuse » , oui c’est comme ça qu’on surnomme Jean-Jacques Pierre au club, rapport à ce qu’il s’excuse tout le temps d’aller en sélection. C’est quand même un des seuls joueurs qui joue plus de matches en sélection qu’en club dans sa saison…

Par Georges Eo - Publié dans : Articles
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Vendredi 6 octobre 2006

Gripond était convaincu d’avoir le monopole de l’emploi fictif au FCNA, c’était sans compter sur Bibi et ses lofteurs. J’ai déjà réintégré Norbert pour énerver Mauro qui nous saoulait toute la journée avec ses cheveux soi-disant les plus soyeux, il a du être piqué au vif si j’en juge par ses dernières prestations. Au début, ce week-end, j’avais prévu une sortie à la boissière du doré mais je me suis dit qu’ils avaient bien mérité un match, les pauvres. Le problème c’est qu’il n’y a que 3 lofteurs, dont un qui fait le ramadan toute l’année, et qu’il en faut au moins 11 sur le terrain. Cinq des autres avaient une excuse de classe internationale, on a donc tiré au sort les blessés parmi les autres, c’est tombé sur Emerse et Eric. J’ai aussi chopé par le colback deux gamins en short qui passaient par là et pan sur la liste, ça leur apprendra à rester sur le terrain en dehors des heures d’entraînement, non mais.

 

Nous voilà donc tous partis enjoués dans le bus direction La Baule. J’ai aussi invité Rudi et Jean-Luc par politesse, ils ont accepté les cons. Rudi m’a dit "j’ai cinq ou six démentis à saisir pour le site officiel et j’arrive" et Jean-Luc, lui, "tu me laisses le temps de ranger mes clubs ?". C’est de ma faute, j’aurais pas du leur dire qu’on allait à La Baule. On est arrivés hier soir à l’hôtel, le temps d’ingurgiter un léger repas et d’enfermer Capoue à double tour, et enfin tranquilles. En pleine réunion de travail pokeriale avec Jean-Luc, Rudi, Japhet et Derzak, Guillon vient frapper à la porte : "Quelqu’un aurait un bouquin ?", on s’est alors tous regardés, interloqués, il poursuit donc  "C’est pour caler mon lit !". Le visage de tout le monde repris alors sa couleur originelle et la partie de reprendre son cours normal c'est-à-dire Jean-Luc et Rudi qui nous mettent une tannée. On lui a filé un bouquin trouvé dans la valise de Jean-Luc sobrement intitulé "témoignage".

 

En me levant ce matin, j’aperçus par la fenêtre Rudi faire son jogging sur la plage en compagnie du chef de cabinet (c’est comme ça qu’on appelle la dame pipi à La Baule), Jean-Luc l’attendant en terrasse pour un petit déjeuner de travail, victime d’une légère grippe. "Ils m’ont dit qu’ils avaient besoin de retrouver leurs racines" m’indique Japhet. En guise d’entraînement, on a fait un tennis ballon sur la plage en fin de matinée, Adriano n’a jamais semblé aussi à son aise. Adriano Da Silva, c’est la dernière lubie de Jean-Luc, lui il dit que c’est bon pour le standing du club, qu’on va devenir le « River plate » français, j’ai pas osé lui dire que c’était en Argentine. Au mois d’août, il nous avait donné une feuille de papier avec des noms à virer. J’avais alors dit à Serge « Je peux mettre Da Silva ? J’l’aime pas Da Silva chef ! ». Mais bon moi personne ne m’écoutais à l'époque.

 

En début d’après midi, je donne donc les dernières consignes, « Loïc, un double nœud à tes lacets s’il te plaît », « Aurélien, les protèges tibias, c’est pas fait pour jouer aux chevaliers du zodiaque, t’es pas obligé sur les bras », « Et Mauro cette fois tu pourras te passer de tacler les pauvres gamins qui jouent sur le terrain à la mi-temps », « Rendez-vous pour le chifoumi du onze de départ à 18h30 soyez ponctuels ! »

Par Georges Eo - Publié dans : Articles
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Mercredi 4 octobre 2006

Quand j’ai débarqué dans le vestiaire pour l’entraînement aujourd’hui, j’ai dit aux gars : "on va bosser l’attaque", l’ami Capoue acquiesce alors "c’est pas faux". Déjà quand je leur ai parlé d’offensive le jour de mon intronisation, ils m’ont tous contemplé avec des yeux hagards, sauf Wilhelmsson qui ne comprend pas un traître mot de ce que je peux raconter donc il se contente de sourire. Je ne sais pas si c’est le fait que leur entraîneur leur parle ou si c’est le mot  offensive qui leur a échappé. Là-dessus, j’enchaîne « les gars, on a une sortie scolaire à La Baule vendredi, on va leur montrer ce que c’est le jeu à la nantaise à ces paysans »  (les guingampais évidemment, pas les baulois). Là-dessus Capoue esquisse un sourire large comme un contrôle d’Oliech, « j’connais une boîte sympa là-bas ». Je fais comme si je n’avais rien entendu et je poursuis mon réquisitoire : « la meilleure défense c’est l’attaque », Cetto rétorque : « ça yé sé faire coach ! », « l’attaque pas le tacle, Mauro », voyant qu’il commençait à devenir tout rouge je lui brandis alors un carton jaune, y’a que ça pour le calmer, l'animal.

 

« Allez tout le monde à l’entraînement », voyant Capoue sortir de son sac de sport Dolce & Gabbana un pantalon pattes d’eph’ et une chemise à paillettes, je lui objecte « de foot, Aurélien, de foot ! ». Dans le couloir menant vers le terrain, Guillon me prend à part pour me demander pourquoi on l’oblige à jouer avec un garrot sur le bras gauche. Visiblement le beau Serge ne lui a pas expliqué toutes les subtilités du capitanat. Je lui prête donc un DVD retraçant la carrière de Sylvain Kastendeuch en lui disant de faire pareil, sauf pour le brushing. Si il peut apprendre deux trois trucs, ça pourra pas lui faire de mal. Ca me fait d'ailleurs penser que Mauro ne m’a toujours pas rendu celui sur Cyril Rool… Pour Guillon, je ne vais pas le traumatiser tout de suite avec les responsabilités du capitanat, tout ça, il va nous faire une syncope.

 

Pour l’entraînement, on a bossé les frappes de balles, sauf Oliech, je lui ai dit d’aller faire des passes contre le mur du bureau de Gripond pour bosser sa technique. J’avais mis Heurtebis dans les buts, pour la forme, et j’ai du recourir à l’équipe des – de 13 pour récupérer les ballons dans la forêt. Pas trop mal pour Keseru qui en a rentré quelques unes dans le bide d’Heurtebis, Diallo s’obstine visiblement à trouver la frappe sur le poteau parfaite, Dimitrijevic se résigne rapidement ne voyant pas de paquet de chips ambulant à viser. Une bonne séance encore aujourd’hui, ah si une dernière chose, Norbert tient toujours debout.

Par Georges Eo - Publié dans : Articles
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