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  • : Salut à tous, moi Georges Eo ai placé mon règne sous le signe de la communication, c'est pourquoi j'ai décidé de vous faire partager mes impressions au jour le jour. Espérons que dans 6 mois je ne serai pas en train de vous décrire ma retraite anticipée
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Mercredi 18 octobre 2006

Année de naissance : an 5 ap. ZZ

Signe particulier : habité par l’esprit de Juninho un jour dans l’année

Nationalité footballistique : Materadonazzi

Poste préféré : attaquant tourneur

Autres postes possibles : Avant-centre, ailier gauche, ailier droit, neuf et demi, meneur de revue, intendant, portier, standardiste…

 

La surprise du laid Rudi. Arrivé dans l’indifférence générale (même Olivier Rey n’était pas dans la confidence) un soir sombre du mois de janvier 2006, une légère brise faisait virevolter sa langoureuse crinière éclatante de mille feux… excusez-moi je m’égare. Au début les supporters attendaient Matias Delgado mais comme on n’a pas pu l’avoir on nous a refilé son beau-frère. Ah oui je vous ai pas dit, Rossi pousse tellement loin le professionnalisme qu’il est allé jusqu’à épouser la sœur du meneur de jeu de son équipe. On pourra pas lui reprocher son sens du sacrifice.


Arrivé donc de Bâle en janvier il a depuis fait son trou dans l’effectif devenant même un des moins mauvais joueur du club. Souvent considéré comme le Savinaud de l’attaque (faut pas mal le prendre, c’est juste une image), il a retrouvé son talent en même temps qu’il a perdu ses cheveux, il s’est d’ailleurs très bien fondu dans la nasse depuis la reprise de la lig1orange. Le seul petit point noir finalement c’est qu’il fait du boudin depuis qu’on lui a piqué son doudou...

 

Jeu de mots coupé au montage : ça sent le Rossi pour Nantes.

Par Georges Eo - Publié dans : Joueurs
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Mardi 17 octobre 2006

Ce week-end contre Sochaux j’étais privé de Diallo et Keseru blessés, privé d’Oliech qui avait piscine mais est-ce vraiment une privation ou une bénédiction. Depuis presque un an qu’il est là lui, il arrête pas de causer, mais pas français non ça il sait pas faire, non lui il cause juste des ennuis.

 

Oliech c’est un peu le Thierry Henry du pauvre c'est-à-dire que son talent de buteur c’est un peu comme Keyser Söze, tout le monde en a entendu parler mais personne ne sait s’il existe vraiment. Oui bon faut qu’il s’adapte, tout ça. Le problème c’est qu’il vient du Kenya et pas de Marly-Gomont, le mercredi à Nairobi c’est un dieu, le jeudi à Nantes c’est une sous-merde, à ce niveau là on ne peut même plus parler de décalage horaire, ça doit pas être facile non plus.

 

J’ai donc mis Rossi et Da Rocha en pointe. Des fois je me dis que faire des compos avec Savinaud et Da Rocha c’est tendre le bâton, m’enfin là j’avais pas le choix. Rossi il me demande « c’est qui l’avant-centre ? », je lui dit « ben c’est toi mon vieux ! » Il m’a lancé un regard JeanRoucassien, un de ceux qui te font te demander si t’as bien fermé à clés les deux portières des deux côtés de ta voiture. Il m’a dit qu’il préférait tourner autour de quelqu’un, je lui ai donné l’autorisation de tourner autour des défenseurs adverses, ça lui a fait plaisir. Je n’ai pas osé lui dire que j’avais placé Da Rocha à ses côtés, à vrai dire je ne sais même pas s’il s’en est aperçu à l’heure qu’il est.

 

Etant donné la pénurie offensive, j’ai tenté d’expliquer à Capoue qu’il allait se poster à l’attaque en seconde mi-temps. Il me demande alors « pourquoi vous avez pas eu le temps de faire vos courses, coach ? », je lui réponds « non, pas le supermarché, sur le terrain », il me dit «  Ah Ok j’avais mal compris, donnez moi votre liste de courses je vais voir ce que je peux faire ». J’ai du lui dire de laisser tomber, que j’irai à Auchan demain et que non, je ne pratique pas l’agriculture pendant mon temps libre. Au fond Capoue il est plus bête que mes champs.

 

Du côté du collectif, ça grince dedans, c’est pas huilé tip-top, heureusement que Payet est là pour relever le niveau, il est un peu notre nouveau Marama sauf qu’il célèbre ses buts en chassant les moustiques au lieu de pagayer, chacun son style après tout. Le style Da Rocha lui, c’est de se faire oublier pendant la totalité du match et au moment où tu t’y attends le moins… PAF …il se fait remplacer. Y a pas à dire il est fort ce da Roch’ !

Par Georges Eo - Publié dans : Articles
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Vendredi 13 octobre 2006
Et oui posséder un flopée d’internationaux dans son effectif ça n’a pas que des avantages, en fait ça n’a aucun avantage du tout. Même les riches ont leurs problèmes, demandez au grand chef comment il fait quand tous ses falcons sont en révision. Nos internationaux à nous, outre me faire passer pour un incompétent en brillant avec leurs sélections, se permettent beaucoup de libertés, il va être temps de remettre les points sur les i et les barres sur les buts, non mais c’est qui le chef ? Hein ? « Oui m’sieur Rudi j’vous l’apporte tout de suite votre déca, deux sucres c’est bien ça ? » Non et puis l’autre allumette suédoise qui marque buts sur passes décisives en se la jouant sauveur de la nation, tout ce qu’il a sauvé chez nous c’est le banc de touche de l’humidité. On ne va tout de même pas délocaliser l’entraînement sur le parking d’IKEA pour lui faire plaisir non plus…

 

Quant à Mossieu Oliech, lui, il nous a déniché l’excuse de l’année, une de celles qu’on trouverait même pas en faisant un emptystorming avec tous les joueurs du club. Il animait une conférence à Nairobi sur la biodiversité des acariens tricophiles en milieu capillaire. Oui il passe pour un intellectuel, là-bas le Dennis. Par contre sur le terrain, il est encore brut de décoiffage, il a la vitesse mais on sent qu’il a du mal à apprivoiser le ballon, à  croire que les ballons préfèrent les chauves kabyles aux permanentés Kenyans. Quand on le voit avec un ballon, on se demande presque lequel dirige l’autre, on finit par avoir l’impression qu’il fait la course avec le ballon, nous on dit rien tant que c'est Oliech qui gagne. Il est là le vrai problème d’Oliech, il coure plus vite que le ballon, Suaudeau va finir par se pendre avec sa canne à pêche s’il tombe sur un animal pareil avec un maillot jaune.

 

Samedi, match contre Sochaux, les lions de la Franche-Comté, évidemment ça jette moins que les lions indomptables ou de la Teranga mais ça leur correspond plutôt bien finalement, c’est juste des lions sots. A Sochaux c’est mon homologue Alain Perrin qui coache, c’est un mec au parcours atypique, qui a toujours été très pointilleux sur son plan de carrière. Jugez plutôt du parcours : Troyes-Marseille-Al Aïn-Portsmouth-Sochaux. Le problème c’est que depuis qu’il est rentré des Emirats, il appelle tout le monde avec le préfixe Al- : Al-Richert, Al-Potillon… C’est sympathique mais ça peut entraîner des dommages collatéraux comme pour le Sénégalais Sène que tout le monde appelle « Wenger » depuis, enfin tant que le portier de l’AJA n’est pas sur les tablettes, ça devrait pas être prohibé. A Sochaux, ils sont quand même un poil corporatistes et surtout ridicules, ils ont tous des 307 grises (sauf Pedretti, à l’époque, en tant que chouchou du Plessis, il a eu droit à une 205 GTI) alors que le premier chômeur parisien venu se trimballe en Aston-Martin. Attention à Sochaux c’est strict : tous les matins : lever du drapeau au lion, serment d’allégeance à la firme et bien sûr tout le monde s’incline respectueusement devant le mausolée Camel Meriem  avant de pénétrer sur le terrain d’entraînement. Perrin, lui c’est un rebelle à l’autorité, il fait jouer Daf en défense pour faire chier la direction, en même temps faut pas qu’il espère aller bien loi avec un Daf et Bréchet.

 

De notre côté c’est la zermi, je jongle avec des blessés et des suspendus, vu que je suis aussi adroit de mes mains que de mes pieds je vous laisse imaginer le résultat. Avec Cetto et Fae absent, au niveau agressivité on va perdre incontestablement. Ah si attendez j’ai une contestation, « oui, Mauro y avait plus de Benco, on a pris du Nesquik c’est pas la peine de te fâcher tout rouge pour ça », j’lui fait mine de mettre la main à la poche pour le calmer. Déjà l’autre fois à l’entraînement, Payet, il a voulu prendre le ballon à Cetto, coup de tête balayette, le Dimitri, il a fait trois tours dans son slip et il a été reveillé par du Jean-Pierre François sur un brancard à l’infirmerie (le Doc Bryand est un (le) fan). Tout ça pour dire que je suis dans la mouise pour aligner une équipe face à Sochaux qui au moins eux, dans le Doubs, savent se t’nir…

 

(Merci de ne pas utiliser la partie commentaires pour vous défouler sur l’auteur de ce pauvre jeu de mots)

Par Georges Eo - Publié dans : Articles
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