Et oui posséder un flopée d’internationaux dans son effectif ça n’a pas que des avantages, en fait ça n’a aucun avantage du tout. Même les riches ont leurs problèmes, demandez au grand chef comment il fait quand tous ses falcons sont en révision. Nos internationaux à nous, outre me faire passer pour un incompétent en brillant avec leurs sélections, se permettent beaucoup de libertés, il va être temps de remettre les points sur les i et les barres sur les buts, non mais c’est qui le chef ? Hein ? « Oui m’sieur Rudi j’vous l’apporte tout de suite votre déca, deux sucres c’est bien ça ? » Non et puis l’autre allumette suédoise qui marque buts sur passes décisives en se la jouant sauveur de la nation, tout ce qu’il a sauvé chez nous c’est le banc de touche de l’humidité. On ne va tout de même pas délocaliser l’entraînement sur le parking d’IKEA pour lui faire plaisir non plus…
Quant à Mossieu Oliech, lui, il nous a déniché l’excuse de l’année, une de celles qu’on trouverait même pas en faisant un emptystorming avec tous les joueurs du club. Il animait une conférence à Nairobi sur la biodiversité des acariens tricophiles en milieu capillaire. Oui il passe pour un intellectuel, là-bas le Dennis. Par contre sur le terrain, il est encore brut de décoiffage, il a la vitesse mais on sent qu’il a du mal à apprivoiser le ballon, à croire que les ballons préfèrent les chauves kabyles aux permanentés Kenyans. Quand on le voit avec un ballon, on se demande presque lequel dirige l’autre, on finit par avoir l’impression qu’il fait la course avec le ballon, nous on dit rien tant que c'est Oliech qui gagne. Il est là le vrai problème d’Oliech, il coure plus vite que le ballon, Suaudeau va finir par se pendre avec sa canne à pêche s’il tombe sur un animal pareil avec un maillot jaune.
Samedi, match contre Sochaux, les lions de la Franche-Comté, évidemment ça jette moins que les lions indomptables ou de la Teranga mais ça leur correspond plutôt bien finalement, c’est juste des lions sots. A Sochaux c’est mon homologue Alain Perrin qui coache, c’est un mec au parcours atypique, qui a toujours été très pointilleux sur son plan de carrière. Jugez plutôt du parcours : Troyes-Marseille-Al Aïn-Portsmouth-Sochaux. Le problème c’est que depuis qu’il est rentré des Emirats, il appelle tout le monde avec le préfixe Al- : Al-Richert, Al-Potillon… C’est sympathique mais ça peut entraîner des dommages collatéraux comme pour le Sénégalais Sène que tout le monde appelle « Wenger » depuis, enfin tant que le portier de l’AJA n’est pas sur les tablettes, ça devrait pas être prohibé. A Sochaux, ils sont quand même un poil corporatistes et surtout ridicules, ils ont tous des 307 grises (sauf Pedretti, à l’époque, en tant que chouchou du Plessis, il a eu droit à une 205 GTI) alors que le premier chômeur parisien venu se trimballe en Aston-Martin. Attention à Sochaux c’est strict : tous les matins : lever du drapeau au lion, serment d’allégeance à la firme et bien sûr tout le monde s’incline respectueusement devant le mausolée Camel Meriem avant de pénétrer sur le terrain d’entraînement. Perrin, lui c’est un rebelle à l’autorité, il fait jouer Daf en défense pour faire chier la direction, en même temps faut pas qu’il espère aller bien loi avec un Daf et Bréchet.
De notre côté c’est la zermi, je jongle avec des blessés et des suspendus, vu que je suis aussi adroit de mes mains que de mes pieds je vous laisse imaginer le résultat. Avec Cetto et Fae absent, au niveau agressivité on va perdre incontestablement. Ah si attendez j’ai une contestation, « oui, Mauro y avait plus de Benco, on a pris du Nesquik c’est pas la peine de te fâcher tout rouge pour ça », j’lui fait mine de mettre la main à la poche pour le calmer. Déjà l’autre fois à l’entraînement, Payet, il a voulu prendre le ballon à Cetto, coup de tête balayette, le Dimitri, il a fait trois tours dans son slip et il a été reveillé par du Jean-Pierre François sur un brancard à l’infirmerie (le Doc Bryand est un (le) fan). Tout ça pour dire que je suis dans la mouise pour aligner une équipe face à Sochaux qui au moins eux, dans le Doubs, savent se t’nir…
(Merci de ne pas utiliser la partie commentaires pour vous défouler sur l’auteur de ce pauvre jeu de mots)